IMPLANTS DE STIMULATION ÉLECTRIQUE

Présentation générale

Cette méthode est au stade recherche : les électrodes sont implantés et stimulent des nerfs abîmés mais encore fonctionnels de la moelle épinière, ainsi que des neurones normalement sans lien avec la commande motrice, permettant à des patients paralysés de remarcher.

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Principaux objectifs de la méthode

Quand la paralysie n'est pas totale, il subsiste quelques nerfs dans lesquels l'information continue de circuler. En stimulant la moelle épinière exactement comme le fait le cerveau, on amplifie l'information résiduelle en provenance de ce dernier, et c'est la concomitance et la similitude des informations venant du cerveau et des électrodes qui, ensemble, activent la marche.
Des connexions entre le cerveau et les jambes sont renforcées ou créées au bout de quelques semaines, et les patients ont pu, dans le cadre de ces protocoles de recherche, remarcher seul (quelques pas, sans stimulation électrique). 

Spécificités de la méthode

Des électrodes sont implantées chirurgicalement sous la membrane qui protège la moelle épinière au niveau de leurs vertèbres lombaires.  Une fois reliées à un stimulateur, les électrodes envoient des impulsions électriques à la partie de la moelle épinière qui commande les muscles des jambes, et celles-ci, jusqu'alors immobiles, se mettent à bouger.
Après des semaines d’entraînement, en éteignant le stimulateur, des patients se sont levés et ont remarché tout seuls (moins bien et moins longtemps qu'avec le stimulateur, mais ils ont réellement recouvré l'usage de leurs jambes). 

A qui s’adresse la méthode ?

Paralysie des membres inférieurs après un accident ayant affécté la moëlle épinière

Ce qu’en disent les parents

Méthode encore en développement, seulement au stade de l’étude
"J'ai l'espoir de voir cette thérapie disponible dans certains hôpitaux d'ici trois ou quatre ans" -  Grégoire Courtine,  Professeur à l'École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse)

Références scientifiques

« En une semaine, cette stimulation spatio-temporelle avait rétabli le contrôle adaptatif des muscles paralysés pendant la marche au sol. La performance locomotrice s'est améliorée pendant la rééducation. Après quelques mois, les participants ont repris le contrôle volontaire des muscles paralysés sans stimulation et ont pu marcher ou faire du vélo dans un cadre écologique pendant la stimulation spatio-temporelle. Ces résultats établissent un cadre technologique pour améliorer la récupération neurologique et soutenir les activités de la vie quotidienne après une lésion médullaire. »


Source: Targeted neurotechnology restores walking in humans with spinal cord injury, Grégoire Courtine
https://www.nature.com/articles/s41586-018-0649-2


« Deux des quatre participants (participants 3 et 4, tous deux de catégorie B de l'AIS) ont pu marcher sur le sol avec des appareils fonctionnels après un entraînement physique intensif avec stimulation électrique de la moelle épinière inférieure. Les deux autres participants (participants 1 et 2, tous deux de catégorie AIS A) ont réussi certaines composantes de marche indépendante sur le tapis roulant avec un soutien du poids corporel, mais sans marcher au-dessus du sol. Les quatre participants n'ont pas pu faire ces actions dans les essais lorsque le stimulateur était éteint. »


Source : Recovery of Over-Ground Walking after Chronic Motor Complete Spinal Cord Injury
https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa1803588

« À mon avis, l'avancée est pour l'instant plus scientifique que thérapeutique. Certes, ces patients marchent, mais à l'aide d'un déambulateur ou de béquilles et, au quotidien, ils se déplacent encore en fauteuil roulant. Mais le fait qu'ils parviennent à marcher même quand le stimulateur est éteint signifie qu'il existe une plasticité neuronale dont on ne soupçonnait pas l'importance et ça, c'est une découverte extraordinaire »


« Il s'agissait de patients jeunes, sportifs, dont la lésion n'était qu'assez partielle. Il faudra donc confirmer que cela fonctionne pour tous les patients. Or, si les informations proprioceptives s'avèrent nécessaires pour obtenir cet effet, cela risque d'être compliqué chez des patients qui n'ont aucune sensation dans leurs jambes. »


Source : Geneviève Rougon, directrice scientifique de l'Institut pour la recherche sur la moelle épinière et l'encéphale.
https://siecledigital.fr/2018/09/28/un-homme-paralyse-remarche-grace-a-implant-de-stimulation-electrique/

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Ce travail repose sur une approche collaborative de mise en commun de recherches et de l'expérience des familles.

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